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Journée scientifique - Mardi 4 décembre 2018

Mardi 4 décembre 2018

De 9h30 à 16h15

Grand Amphi de l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP

(Avenue des Facultés, 33400 Talence)
 

Journée scientifique

Ouverte aux personnels et étudiants de Bordeaux INP,  ainsi qu'à ses partenaires scientifiques, académiques, industriels et institutionnels, cette journée vise à valoriser la culture scientifique et technique, la recherche et l'innovation sur le campus bordelais et à promouvoir la transdisciplinarité. 

Programme


9h30  Accueil café
 

9h45  Mot d'accueil par Marc Phalippou, Directeur général de Bordeaux INP
 

  • 10h Robotique humanoïde : quels enjeuxJulien Allali, enseignant à l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP,
    chercheur au Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Julien Allali est maître de conférence à l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP depuis 2006. Membre du LaBRI dans l'équipe MaBioVis/BKB, sa recherche est centrée sur l'algorithmique du texte et des arborescences appliquée à la bioinformatique. Depuis 2015, il s'implique dans la mise en place et l'animation du fablab EirLab. Il intègre l'équipe de robotique Rhoban du LaBRI en 2016 et participe depuis à la robocup tous les ans.

    Résumé de la conférence : Dans cette présentation, nous parlerons des enjeux de la robotique humanoïde dans le contexte de la compétition mondiale Robocup. Nous ferons un focus sur les problèmes de la locomotion bipède et de la vision dans le cadre de robots footballeurs autonomes.

  • 10h30 Assemblage de polymères en solutionChristophe Schatz, enseignant à l'ENSCBP - Bordeaux INP,
    chercheur au Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Christophe Schatz a effectué un doctorat à l'université de Lyon de 2000 à 2003 sur la physicochimie et la formulation de nanoparticules à partir de polymères d'origine naturelle (polysaccharides). 
    En 2004-05, dans le cadre d'un séjour postdoctoral à l'université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) il a étudié l'auto-assemblage de polymères en solution et aux interfaces solide-liquide. 
    Depuis 2006 il est maître de conférences à l'ENSCBP - Bordeaux INP et chercheur au Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques. Ses principales activités de recherche sont la synthèse de copolymères à base de polysaccharides, l'auto-assemblage des polymères neutres ou chargés en solution ou aux interfaces et le développement de systèmes polymères pour la nanomédecine.

    Résumé de la conférence : Les polymères sont des grandes molécules contenant un ou plusieurs motifs de répétition. Lorsque les polymères sont mis en solution, ils peuvent dans certaines conditions interagir entre eux et former des structures dites supramoléculaires de quelques dizaine de nanomètres. Au cours de cette présentation nous verrons quelques prérequis pour former de telle structures. Nous nous intéresserons ensuite au mécanisme de formation et aux techniques de caractérisation. Un aspect important et souvent méconnu de ces structures est qu'elles ne sont pas à l'équilibre thermodynamique c'est à dire que le procédé de mise en œuvre, en particulier les conditions de mélange, influence le résultat de l'assemblage. Quelques exemples récents d'applications de ces structures polymère en solution seront présentés.

  • 11h Interlude musicalJean-Michel Rivet, Studio de Création et de Recherche en Informatique et Musique Electroacoustique
  • 11h15 Bioélectronique et diabète : l'histoire d'un pancréas artificiel ?Sylvie Renaud, enseignante à l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP,
    chercheuse au laboratoire de l'Intégration du Matériau au Système (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Professeur en Electronique à l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP, Sylvie Renaud effectue ses travaux de recherche au Laboratoire IMS (Intégration du Matériau au Système) dans le domaine de la BioElectronique. Dans ce domaine par essence interdiscplinaire, les équipes de l'IMS développent depuis plus de 20 ans des systèmes micro et nano-électroniques à l'interface avec le vivant ou bio-inspirés, pour mieux comprendre les mécanismes électriques du vivant mais aussi à des fins thérapeutiques.

    Résumé de la conférence : Les micro et nanotechnologies sont porteuses d'espoir de nouvelles solutions thérapeutiques, notamment pour des maladies chroniques nécessitant un suivi et des traitements de longue durée. Les solutions réellement innovantes ne peuvent toutefois être conçues que par une approche réellement interdisciplinaire, où les chercheurs partagent dès la genèse d'un projet un objectif et une démarche commune. Cette conférence raconte l'histoire - encore inachevée - d'un tel projet. Son but est de réaliser un dispositif médical intégré hybridant biologie et électronique, afin d'améliorer le traitement du diabète instable. Médecins, biologistes, physiciens, électroniciens et automaticiens sont les protagonistes de ce projet, qui permettra peut-être un jour aux patients diabétiques de disposer d'un pancréas artificiel intégré.

  • 11h45 L'analyse du cycle de vie pour l'innovation durable des produits chimiquesGuido Sonnemann, enseignant à l'université de Bordeaux,
    chercheur à l'Institut des Sciences Moléculaires (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Guido Sonnemann est professeur à l'université de Bordeaux, où il est responsable du groupe de recherche sur l'analyse du cycle de vie et la chimie durable (CyVi) à l'Institut des Sciences Moléculaires. Il est chargé de mission de l'université pour le programme KIC EIT RawMaterials et vice-président du comité exécutif du Forum pour la durabilité par l'innovation du cycle de vie (FSLCI). Jusqu'en 2012, Guido Sonnemann était responsable du programme innovation durable et coordonnateur scientifique du sous-programme utilisation efficace de resources auprès du PNUE. Il est titulaire d'un doctorat en génie chimique par l'Université Rovira & Virgili, en Espagne (2002), d'un DEA en en chimie de l'environnement par l'Université de Poitiers, France (1996) et ingénieur en génie de procédés pour l'environnement par l'Université de Technologie de Berlin (1995).

    Résumé de la conférence : L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est un outil assez récent pour analyser le profil environnemental des produits. Les études conduisent généralement à la quantification de plusieurs indicateurs d’impacts potentiels. L’enjeu majeur de l’utilisation de l’ACV est d’identifier les principales sources d’impacts environnementaux et d’éviter ou, le cas échéant d’arbitrer les choix, de déplacements de pollutions liés aux différentes approches envisagées. L’application du cycle de vie fournit l’information qui permet de développer des produits chimiques et matières plus « verts » et de communiquer sur leurs caractéristiques sur une base scientifique. Cette nouvelle discipline s'appuie et vient en complément des efforts développés par les chimistes de synthèse afin de développer des méthodes innovantes basées sur l'économie d'atome, sur des réactions sans solvant, sur l'utilisation de bio-ressources pour préparer des molécules ou macromolécules aux propriétés désirées. Cette complémentarité permet de sélectionner en ayant une vue globale, les solutions les plus prometteuses pour innover mais aussi de revisiter les modes de production.

 

12h15 - 13h30 Pause déjeuner

13h30  Accueil café
 

13h45  Mot d'accueil par Marc Phalippou, Directeur général de Bordeaux INP
 

  • 14h Intelligence artificielle et raisonnementLaurent Simon, enseignant à l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP,
    chercheur au Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Laurent Simon est Professeur des Universités à l'ENSEIRB-MATMECA - Bordeaux INP et à l’université de Bordeaux depuis 2013. Il effectue sa recherche au LaBRI, où il est le responsable du thème Modélisation et Vérification. Sa recherche s’articule autour des problématiques de représentation de connaissances et de raisonnement automatique à l’aide notamment de logiques simples comme la logique propositionnel. Il a publié de nombreux articles dans les principales conférences internationales en Intelligence Artificielle. Il est notamment le co auteur de Glucose, l’un des meilleurs solvers SAT au monde (mainte fois primés).

    Résumé de la conférence : Les progrès récents en Intelligence Artificielle autour de l'apprentissage statistique génèrent beaucoup d'espoirs, d'attente et même de peur. Pourtant, comme nous le verrons dans cet exposé, ces méthodes souffrent de sévères limitations. Nous dresserons un rapide historique des progrès obtenus ces dernières années en Intelligence Artificielle au delà de ces méthodes statistiques et montrerons en quoi certain raisonnements logiques restent pour l'instant hors d'atteinte de ces méthodes.

  • 14h30 Matériaux du futur et impression 3DStéphane Gorsse, enseignant à l'ENSCBP - Bordeaux INP, 
    chercheur à l'Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux  (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Après sa thèse de doctorat à l’université de Bordeaux (chimie du solide et science des matériaux), Stéphane Gorsse effectue deux années postdoctorales à l’Air Force Research Laboratory (département Matériaux et Procédés) puis à l’University of Virginia (département Science et Ingénierie des Matériaux), où il s’intéresse à la thermodynamique computationnelle. En 2002, il obtient un poste de maître de conférences à l’ENSCBP - Bordeaux INP. Il développe une recherche amont, exploratoire, et internationale dans le domaine de la chimie des matériaux et de la métallurgie, à l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (ICMCB). Il obtient une habilitation à diriger des recherches (HDR) en 2011.

    Résumé de la conférence : Les alliages métalliques ont marqué les périodes archéologiques (âge de bronze, âge du fer) par leur importance tant technologique que sociétale. Aujourd’hui, l’émergence de nouvelles techniques expérimentales et numériques, les contraintes environnementales et les exigences croissantes de performance entrainent de profondes évolutions de la conception des matériaux et des procédés de fabrication. Cet exposé abordera ces mutations en traitant les alliages à forte entropie et l’impression 3D.

  • 15h Interlude musicalJean-Michel Rivet, Studio de Création et de Recherche en Informatique et Musique Electroacoustique
  • 15h15 Stabilisation du vin : le chitosane comme alternative aux sulfites ?Marguerite Dols-Lafargue, enseignante à l’ENSCBP - Bordeaux INP,
    chercheuse au sein de l’Unité de Recherche Oenologie  (INRA / Bordeaux INP / université de Bordeaux)

    Ingénieur et docteur de l’INSA de Toulouse, Marguerite Dols-Lafargue est enseignante à l'ENSCBP - Bordeaux INP et chercheuse au sein de l'Unité de Recherche Oenologie. 
    Sa thématique de recherche principale est le métabolisme glucidique chez les levures et bactéries du vin et en particulier, la biosynthèse d’exopolysaccharides. Elle étudie la diversité phénotypique associée à ce métabolisme, et les causes génétiques et physiologiques de cette diversité. Ceci contribue à améliorer la compréhension du fonctionnement de l’écosystème microbien du vin, et permet de proposer des applications pour la sélection de souches, ou la maîtrise des vinifications. Le projet CHITOWINE qu'elle coordonne et dont elle parlera lors de cette conférence est en grande partie financé par l’Agence Nationale de la Recherche. Il s’inscrit dans une thématique de recherche plus générale de l’unité Œnologie autour de la réduction de l’usage des sulfites.

    Résumé de la conférence : Le chitosane fongique est un polysaccharide de glucosamine et N-acetyl-glucosamine dérivé de la chitine extraite de champignons. Il est autorisé comme agent antiseptique dans le vin, depuis 2009, afin d’éliminer Brettanomyces bruxellensis, levure productrice de phénol volatils et principal agent d’altération des vins rouges auxquels elle confère des odeurs de poulailler ou d’écurie. Bien qu’il soit hautement renouvelable, biocompatible et non allergisant, les viticulteurs lui préfèrent le traitement aux sulfites, pourtant classés parmi les allergènes alimentaires prioritaires. En effet, le chitosane apparait comme un produit peu sûr car de nombreuses informations contradictoires circulent sur son efficacité et surtout, sur ses effets secondaires sur le déroulement des fermentations ou sur le gout du vin. Les travaux de recherche mobilisent une équipe pluridisciplinaire (microbiologistes, chimistes, œnologues, économistes). Ils visent à mieux comprendre quand le chitosane peut être efficace et quand il ne l’est pas ou quand il est dangereux pour le gout du vin et le déroulement des fermentations. Nous nous intéressons pour cela à son mécanisme d’action sur des microorganismes modèles et recherchons à formuler des chitosanes « améliorés » pour les situations particulières où il est peu efficace. Ceci permettra de multiplier les situations où le chitosane pourra remplacer efficacement les sulfites comme agent antimicrobien, afin d’en limiter les doses, pour répondre aux exigences de la législation. Ceci contribuera aussi à l’amélioration du caractère naturel et durable de la filière viticole. Par ailleurs, une étude d’impact économique est envisagée. Actuellement, aucun étiquetage informatif n’est nécessaire sur les bouteilles de vin, suite au traitement au chitosane, contrairement au traitement aux sulfites. Bien que le chitosane soit biocompatible, les inquiétudes et réactions des consommateurs doivent être devancées. Les retombées économiques et sociétales de ces travaux seront importantes car cette filière est le deuxième secteur exportateur en France et le vin un symbole de l’art de vivre à la française.

  • 15h45 Interactions sols/vignes : caractérisation géophysiqueMyriam Schmutz-Arbogast, enseignante à l’ENSEGID - Bordeaux INP,
    chercheuse au sein de laboratoire Géoressources et Environnement (Bordeaux INP / Université Bordeaux Montaigne)

     

    Enseignante à l’ENSEGID – Bordeaux INP, Myriam Schmutz-Arbogast effectue sa recherche au sein du laboratoire Géoressources et Environnement. 

    Résumé de la conférence : Traditionnellement, les paramètres induisant la variabilité physico-chimique du sol (matière organique, activité microbienne, pH, structure et texture) ainsi que l’interaction entre les racines des plantes avec le sol sont évalués individuellement et ponctuellement. Cette approche est très fiable mais est consommatrice en temps et en argent. Les méthodes géophysiques géoélectriques sont des approches adaptées pour la caractérisation 2D/3D de la géométrie des unités du sol, leurs qualités physique et chimique, ainsi que pour l’étude des interactions sols/plantes. Parmi elles, les méthodes géoélectriques et notamment la tomographie de résistivité électrique (ERT), et la polarisation provoquée (IP), temporelle et spectrale (TIP et SIP) sont particulièrement bien adaptées pour des approches spatialisées.